2e Régiment étranger de parachutistes

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„Je suis un homme libre

Je veux en aucun cas être un homme commun.
J’ai le droit de sortir de l’ordinaire – quand je le peux.
Je me souhaite des chances, pas des garanties ni la sécurité.

Je ne veux pas être un citoyen entretenu, humilié et insensible, parce que l’État me prend en charge. Je veux confronter le risque, aspirer à quelque chose et le réaliser, faire naufrage et connaître des succès. Je refuse qu’on me prenne ma propre initiative pour une bouchée de pain.

Je préfère aller à l’encontre des difficultés de la vie, que de mener une existence assurée, je préfère ressentir la tension fébrile de mon propre succès, que le repos apathique d’Utopia. Je ne veux ni donner ma liberté contre des bienfaits ni ma dignité humaine contre l’aumône.

J’ai appris, à penser et agir pour moi-même, à regarder le monde en face et à reconnaître : Ceci est mon œuvre ! “

Avec cette citation d’Albert Schweitzer commence le livre

„La Légion – Avec le 2e REP au cœur des crises internationales „

Mémoire d’un légionnaire

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Quelques courts extraits du Livre

La Légion étrangère est un mythe extrêmement vivant. Il se peut que ses missions aient changé dans les années et les décennies passées, mais la Légion est restée fidèle à elle-même. C’est toujours le même esprit qui règne dans la Légion et qui fait d’elle une troupe tout à fait particulière. Thomas Gast a humé cet esprit. Il a fait partie de la Légion étrangère pendant 17 ans, de 1985 à 2002. Natif de Haute-Franconie en Allemagne, il décrit dans ce livre les exigences de la Légion, mais, surtout, tout ce qu’elle lui a donné.

Le légionnaire d’aujourd’hui est un pro, formé et entraîné de manière parfaite, avec une compréhension technique de tous les systèmes d’armes les plus modernes. Il est robuste, mentalement fort, très motivé et extrêmement discipliné. C’est un spécialiste, un professionnel en fonction du genre de mission qu’il a choisi: parachutiste, tankiste, fantassin ou pionnier. C’est toujours un combattant. Après une formation d’infanterie et de combat dans la jungle en Guyane française, l’auteur rejoint le 2REP qui est stationné en Corse et qui est envoyé continuellement dans les territoires en crise du monde entier. Il nous retrace entre autres les opérations au Tchad et au Congo, au Gabon et à Djibouti, ainsi qu’une mission pendant la guerre des Balkans à Sarajevo. Son récit nous permet un regard authentique derrière les coulisses de cette unité spéciale légendaire, il est aussi très personnel, tout en restant objectif. Il respire l’esprit de la Légion, et Thomas Gast doit beaucoup à cet esprit.

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***

Le camp Amilakvari[1] se trouvait au sommet d’une montagne. Ici, une brise agréable soufflait jour et nuit. L’arôme d’encens et l’odeur  alléchante d’Afrique flottait dans l’air. Je ne les connaissais ni un ni l’autre et les mots me manquent pour les décrire. Le terrain en pente raide, se terminait au golf de Tadjourah, au bord de la mer rouge et quand le soleil se levait ou se couchait, la lumière du crépuscule transformait cette région en un paysage de rêve. Mais c’était aussi une région qui pouvait tuer sans pitié toute créature imprudente en quelques heures seulement!

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Le jour suivant, alors que je regardai attentivement le camp aux premières lueurs du jour, je pensais subitement que la désignation appropriée pour ce camp aurait pu être Adlerhorst „nid d’aigle“.  Il se trouvait en effet en haut d’une colline de pierres, en forme de rocher, dernier bastion d’un monde civilisé.


[1] Le lieutenant-colonel Dimitri Amilakvari était un prince géorgien qui s’échappa de son pays avec sa famille en 1921, lorsque l’armée rouge s’approcha et le contraignit à exil. Il devint officier en France et mourut lors de son service dans la légion étrangère pendant la bataille  d’El-Alamein en Egypte. Dimitri Amilakvari  fut enterré sur place, provisoirement, non loin du lieu où il tomba. Une croix en bois avec l’inscription „Ici-gît Amilakvari, Dimitri, lieutenant-colonel de la légion étrangère“ et la date, le 22.10.1942, trônait sur la tombe, sur la colline disputée d’El-Himeimat.


 

***

 

Et est-ce que l’on n’a pas souvent écrit (ou lu), „si un Légionnaire meurt, qui s‘en soucie?“ Il y a beaucoup de vrai dans tout cela.

 

L’amour du travail bien fait ? Le meilleur exemple qui me vient spontanément à l’esprit à ce propos est le suivant. En mai 1997 au Congo Brazzaville, notre chef de corps disait devant tous les officiers et tous les sous-officiers du régiment la phrase suivante qui m’a marqué de manière durable et qui, une fois de plus, me confirmait dans mon appréciation sur la Légion.

„Si Paris décide que nous (le 2ème REP[1]) partions à la guerre[2],

nous sommes alors les fichus meilleurs soldats du monde entier … 


[1]2e Régiment Étranger de Parachutistes. Ce régiment est stationné à Calvi en Corse.

[2]Il ne pouvait pas encore savoir à cette heure que nous étions déjà quasiment au centre de la guerre.

… curieux de connaître la suite ?

 

***

République Centrafricaine, fin mars 1988.

À Bouar, une phase d’instruction intensive commença bientôt. Cette instruction se limita tout d’abord au cadre du groupe. Mon chef de groupe, un sergent japonais, pris l’affaire très au sérieux. Il devait gravir par la suite les échelons jusqu’à arriver dans les rangs des sous-officiers supérieurs et mourir des années plus tard à Bagdad.

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Photo: La 1ère Compagnie du 2ème REP en RCA / N’délé: Maurice, Contart, Saito, Fontaine.

***

Calvi, le 29 septembre 1990.

Jour de la Saint Michel

Cravate Verte et Képi Blanc

Ce qui m’impressionnait énormément, c’était la Musique Principale de la Légion Étrangère, bref, la MPLE. Lors de la veillée de la Saint Michel, elle passait d’une compagnie à l’autre et à des endroits différents. Jamais auparavant et jamais par la suite, la musique militaire ne m’avait autant fascinée. Ce n’est pas seulement de la musique, c’est une merveille, un vrai délice pour les oreilles!

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(Saut C-160 Transall: GO!)

***

1991

“Légionnaire de l’Afrique, suis tes anciens.

De ton allure magnifique, va ton chemin …“

Extrait de…  Connaissez-vous ces hommes. Chant de la Légion étrangère.

1991 – Le Tchad, Opération Épervier.

Cette compagnie tournante était fondée sur quatre colonnes: un EMT, (l’état-major tactique avec le chef de corps et son état-major), la 1ère, la 2ème compagnie, l’équipe CRAP et différents éléments de la CCS. Pendant que nous, la 1ère compagnie, passions d’abord les deux premiers mois au camp Kosseï à N’Djamena, la capitale du Tchad, la 2ème compagnie se trouvait à Abéché au camp Capitaine Crocci. A N’Djamena, la triste nouvelle nous parvint qu’un caporal de la 2ème compagnie s’était suicidé. Il s’était tiré une balle dans la tête.

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Un autre jour, qui restera à jamais gravé dans ma mémoire, fut celui où nous nous rendîmes à Lambaréné à bord d’un Transall et où nous visitâmes l’hôpital d’Albert Schweitzer.

Comme j’avais lu il y a très longtemps des livres sur ce docteur de la forêt vierge, ce musicien, ce théologien et philosophe, je ne pouvais plus attendre de pouvoir poser mon pied dans la ville, où il avait tant œuvré. Le lieu était impressionnant. Nous y entrâmes doucement et plein de déférence derrière la guide locale, qui nous expliqua que cet hôpital avait été autrefois une porcherie et un poulailler.

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S’y trouvaient les éprouvettes utilisées naguère par Albert Schweitzer, ses livres et ses armoires de médicaments, les photos de ses malades, lesquels n’étaient parfois pas beaux à voir. On nous conduisit d’une pièce à l’autre et j’avais à chaque fois l’impression d’être en compagnie de son esprit, de son extraordinaire génie. Un crâne, un serpent plongé dans l’alcool, des corsets en bois et en cuir… C’est comme si j’entendais jouer des morceaux d’orgue de Johann Sébastian Bach! Doux, saisissant, merveilleux!

***

Il a déjà été écrit de nombreux livres sur la Légion, mais aussi beaucoup d’absurdités. Je ne suis pas non plus à l’abri d’écrire des bêtises, mais j’ai un énorme avantage: j’y étais, j’y suis resté jusqu’au bout, pendant dix-sept ans! J’ai quitté la Légion par l’entrée principale, avec fierté et de la mélancolie dans le cœur. Mes recherches s’appellent souvenirs. Souvenirs de, comment j’ai vécu la Légion de 1985 jusqu’en 2002. Je n’ai pas explicitement l’intention de glorifier la Légion Étrangère. Je n’userai de critiques que si elles sont justifiées, et j’agirai de la même façon concernant les éloges et la reconnaissance. Si ces dernières prédominent: c’était tout simplement comme cela!

On m’a souvent posé la question: Comment est-elle, la Légion? Il me venait toujours à l’esprit cette seule réponse.

„Il y a des noms, des endroits, des évènements, certaines actions, des odeurs et des couleurs qui sont comme des visages du temps passé, ou comme des histoires de l’enfance: on les a oubliés ! Mais on n’oublie jamais les impressions de la Légion, même si elles datent d’il y a très longtemps !

La Légion Étrangère a son propre charme, ses propres couleurs et odeurs, son propre caractère imperturbable et incorruptible. Mettre de côté? Oui. Oublier? Jamais! Il suffit parfois d’un seul  claquement de doigts, d’un mot chuchoté dans le métro par une personne totalement inconnue, de la vue fugitive d’un soldat en uniforme… Et tout réapparait Tout !

On est de nouveau en plein dedans.

***

Sarajevo 1992/93.

… un short Extrait:

Lorsqu’en août 1992 un nouveau chef de corps (1) prit le 2e REP sous ses ordres, il nous fit une promesse.

„Je vous mènerai dans une guerre où là vous pourrez faire vos preuves!“

Le Colonel tint sa parole.

(1)     Colonel Poulet (chef de corps du 2e REP  1992–1994 – 2006)

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„O terre de détresse,

Ou nous devons sans cesse,

Piocher …!“

Ce chant, connu en Allemagne sous le titre „Die Moorsoldaten“ ou „Börgermoorlied“, exprimait un peu l’ambiance de la période à venir. Pas en ce qui concernait à la Légion étrangère, mais beaucoup plus en ce qui me concernait personnellement, c’est à dire comment je devais vivre et ressentir les six mois qui  suivirent, par rapport à la misère et la peine que je devais rencontrer à tous les coins de rue de Sarajevo.

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La piste d’atterrissage et de décollage de l’aéroport de Sarajevo, entièrement contrôlée le long de son axe longitudinal par les armes à tir tendu et l’artillerie serbe, se trouvait dans une cuvette, qui rappelait ironiquement celle de Dien Bien Phu. Butmir et Dobrinja, les deux quartiers de Sarajevo encore aux mains des Bosniaques, se trouvaient face à face de par leur axe transversal. Pour venir à Sarajevo, pour faire passer des munitions, des réserves ou des combattants de l’extérieur à l’intérieur – et vice versa-, les Bosniaques traversaient l’aéroport à la faveur de l’obscurité (ils creusèrent même plus tard des tunnels sous l’aéroport). 

…Un dimanche matin, vers six heures.

Pendant une heure, les grenades d’artillerie et les obus des mortiers labourèrent chaque centimètre carré de la position bosniaque.

Après la dernière détonation deux T-55, (des chars de combat russes), accompagnés de l’infanterie, sortirent de leur abri et se précipitèrent sur les positions supposées détruites avant Butmir.

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L’attaque fut repoussée de manière aussi brutale qu’effective par les combattants bosniaques qui occupèrent de nouveau toutes les positions, dès que l’artillerie s’était arrêtée. Tout cela se déroula à une distance de tout au plus 800 mètres de nous. Danny et son groupe se trouvaient plus proche, à la limite du coté droite de l’assaut. Notre chien, que nous avions baptisé au nom d’un général[1], s’était réfugié dans le bunker en gémissant, pendant que les Légionnaires, prêts au combat, restaient dans leurs positions et dans leurs postes d’observation.


[1] Je ne veux pas citer ici le nom du général, parce que cela pourrait refléter une mauvaise image de lui.

***

**

Extrait du journal de l’auteur. 31 janvier, 1995.

Latitude : nord 9 ° 18 ‚ 55.3 „Longitude : est 21 ° 12 ‚ 12.2 „ 

Le parc national de la Gounda, (Parc National Saint Floris) est un des parcs les plus méconnus et les plus petits que l’Afrique nous offrent. Il se trouve en vue de la frontière vers le Tchad, entre la ville de province Ndéle et Birao, une ville située à la frontière soudanaise. Non loin de là, en direction du nord-ouest, les rivières Gounda et Koumbala se jettent dans la Bahr Aouk pour rejoindre ensuite le fleuve Chari, au sud du Tchad. La Gounda est un paradis, perdu « Nul Part »! Ici c’était l’Afrique comme on la voit rarement ailleurs: outre les éléphants, les lions et les buffles, on y trouvait des espèces d’antilopes très rares, comme par exemple le bongo, qu’on a toutefois que rarement l’occasion de voir, parce qu’il est très craintif. Il y avait aussi de grandes quantités d’antilopes Oryx, de waterbucks et d’impalas. Des hippopotames s’ébattent aux côtés des crocodiles. Des hyènes tachetés ou rayés zieutent farouchement.

            … le 2eme REP en Somalie:

„Incontrôlée, livrée aux clans, la

Capitale est l’exemple même de

L’échec des troupes américaines.

A Baidoa, au contraire, les Légionnaires

Français ont réussi à établir un fragile

Mais réel sentiment de paix. „[1]

Vers la fin de l’année 1992, la 3ème compagnie (3ème  CIE du 2e REP) s’engagea en Somalie, à côté d’autres formations des forces armées françaises et américaines. L’Opération Oryx prit son cours. La compagnie se trouvait en première ligne, quand à partir du 9 décembre, on s’engagea militairement dans la capitale Mogadisco. Le 25 décembre, ce premier élément fut renforcé par 400 Légionnaires de la 13e DBLE (le bataillon Bravo).

Adjudant-chef  JOUSSE en action

 Lors de cette opération (Opération Oryx ou Restore Hope, ainsi appelée par les Américains) nos gars de la troisième, les noirs, combattirent côte à côte avec ceux de la USMC[2], les  marines, d’abord à Mogadischu, puis à Baidoa.


[1] Extrait du magazine  Le Point, décembre 1993.

[2] United States Marine Corps.

»15 Bandits mis hors d’état de nuire, 15 armes saisies

… c’est carrée, c’est bien!«

Commentaire du COMELEF, général Quadri[1]


[1] Commandant en chef des Éléments Français. Citation du Figaro, édition novembre 1993

***

Opération Pélican.

 

Le 3 mai 1997, nous étions de nouveau en route pour l’Afrique de l’ouest, le Gabon plus exactement. Le Gabon était considéré comme une plaque tournante pour une projection dans d’éventuelles régions instables. Comme à cette période la situation au Zaïre, (ancien Congo belge et après la guerre civile en 1997 ; République du Congo démocratique) était plus que tendue, un soupçon de souffre colla d’entrée à cette mission. Tous les « ingrédients » pour une belle opération semblaient être réunis. Expliquons en quelques mots le contexte général de la situation au Zaïre. Désiré Kabila progressait avec ses troupes (AFDL[1]) depuis le nord du pays en direction de  Kinshasa, pendant que le régime dictatorial de Mobutu se préparait à défendre la ville contre les agresseurs. Un bain de sang était attendu!

Compte tenu de ces circonstances, nous (la 1ère compagnie, suivi de la CEA) nous fîmes mouvement de Libreville, capitale du Gabon, vers Brazzaville, capitale du Congo, autrefois dénommé le Congo français. Brazzaville et Kinshasa se faisaient face à face à portée de vue, avec pour seule séparation le Pool Malebo, une extension du fleuve Congo, (ou fleuve Zaïre).


[1]Alliance des Forces Démocratiques pour la Libération du Congo.

(Ci-desous Airport Maya-Maya – Juin 1997 – Photo founie par Mr. Waldemar Podkowka)

Brazzaville ou Brazzaville-la- verte, comme on l’appelait aussi en raison de ses nombreux espaces verts, des hibiscus, des bougainvillés rouges et violets, de ses milliers de palmiers et ses grands arbres, représentait également pour moi une vue imprenable sur le fleuve Zaïre, d’une beauté à couper le souffle. A cet endroit, au pool Malébo, le fleuve fait plusieurs kilomètres de large.

Brazzaville, c’était aussi la tour ELF, la basilique Ste. Anne avec ses toits verts en malachite ou la cathédrale du Sacré-Cœur. Brazzaville, c’étaient les marchés à ciel ouvert: le manioc, les cœurs de palmier, les fruits de toutes sortes, et les épices africaines ou orientales. On sentait, touchait, regardait et vivait au rythme de ces marchés. On y trouvait de la viande de phacochère, ces sangliers offensifs, des moitiés d’antilope ou encore des petits singes vivants, destinés à la consommation.

Brazzaville, c’était aussi un monde magique, chargé des forces envoutantes des féticheurs masqués et des gris-gris, de celui des guérisseurs traditionnels pygmées, avec en plus le tam-tam de la musique africaine si mystérieuse, les plumes d’oiseau multicolores, les poudres secrètes, les dents de lions et les têtes de singes. Brazzaville était par endroits aussi moderne qu’en Europe alors que quelques pas plus loin, elle offrait un visage attardé, à l’image des innombrables générations africains.

Et Brazzaville, c‘était aussi la guerre, une guerre qui ne finirait sans doute jamais!

…lire plus?

La Légion – Avec le 2e REP au cœur des crises internationales Mémoire d’un légionnaire

„Lorsque l’on me remit l’insigne et la fourragère rouge, je pris conscience immédiatement qu’on m’avait remis une partie d’histoire. L’histoire des B.E.P. Leur destin devenait le mien. J’étais lié au passé des  B.E.P pour toujours. C’était un lourd fardeau qu’on me mettait sur les épaules, mais aussi un immense cadeau. Des noms apparaissaient devant mes yeux. Des noms que j’avais entendus, que j’avais admirés plus de mille fois. Sans aucun grade : Cabiro, de Biré, Hélie de Saint Marc, Raffalli, Caillaud, Erulin, Morin, Jeanpierre, Segretain, et encore Wallisch, Bauer, Tasnady, Gusic, Frouart, Bonnin, Abstein, Roos… Il n’y a pas la place pour pouvoir les citer tous. „

 More Majorum! 

 „La Corse, ce sont les gorges sauvages, les profonds lacs alpins de couleur bleu azur et également le délicieux ragoût de sanglier de chez « Doume », le samedi soir. Cette île, dont le drapeau – une belle tête de Maure noire sur un fond blanc – proclamait la victoire et la liberté dans le monde entier, était le paradis sur terre. Calvi, c’était le port de pêche, la tour de sel, la citadelle et l’oratoire Saint-Antoine. Il y avait aussi Notre Dame de la Serra, la place C. Colomb, où les anciens jouaient à la pétanque.“

(gst)

Et Monsieur Antoine?

On voyait ce vieux Corse tous les jours avec son âne et sa charrette, qui donnait l’impression de vouloir s’écrouler à chaque instant. Le 2B, notre atelier réparation mécanique de régiment lui avait construit cette charrette pour son âne. Qu’il pleuve ou que le soleil brille: Monsieur Antoine y était indifférent, et son âne également! Il rentrait par la porte principale, pas tout à fait de manière aussi élégante que notre chef de corps, mais aussi fier et décidé que celui-ci … Comme un châtelain qui a pris de l’âge.  On ne pouvait plus se passer de lui, et s’il ne venait pas, on se faisait du souci.

Antoine était-il déjà là aujourd’hui! ?

Non?

D’habitude, il est si ponctuel!

Son âne trottait si doucement en se déplaçant si péniblement qu’on avait l’impression qu’il n’arriverait jamais au but. L’objectif de Monsieur Antoine était …

Il y avait Chez Emile’s  ainsi que l’Empire, le Calypso ou Au Son des Guitares  … Autant d’endroits que de souvenirs, mais   pas   seulement. Calvi était synonyme pour les soldats appartenant aux meilleurs du monde: Calvi   était le bastion des parachutistes de la Légion étrangère! 

                                                                             

La Légion – Avec le 2e REP au cœur des crises internationales 

Mémoire d’un légionnaire

Date de parution:  Mi-Novembre 2012

Langue  Française

ISBN   978-3-943288-04-9

Pages – 345

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7 thoughts on “2e Régiment étranger de parachutistes”

    1. Ja, natürlich. Das ist meine Seite! Ich habe eine französische und eine deutsche Fassung, und Thomas Gast …. gibt es nicht so viele. Das Zitat stammt von Albert Schweitzer: Wo ist nun die Peinlichkeit? Ich grüße trotzdem sehr herzlich, Herr Schaefer. Mfg. GST

  1. Il existe beaucoup de livres sur la mythique Légion Étrangère, celui là est unique. Thomas a le talent de nous emmener avec lui, avec humour et émotion.

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